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The Ethics of Involuntary Treatment: The Position of the Canadian Psychiatric Association

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1982

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Abstract

RésuméLes psychiatres doivent réfléchir attentivement à l'aspect sémantique de l'expression “traitement sans consentement” et aider à faire comprendre au public la différence entre l'hospitalisation sans consentement ou forcée (“internement”) et le traitement sans consentement. Ils doivent évaluer soigneusement les équations contenues dans “le traitement le moins intrusif par opposition au plus efficace” et “un traitement efficace en échange de la perte de la liberté”.Le psychiatre traitant doit s'efforcer d'entretenir le dialogue avec le malade opposant pour le persuader d'accepter volontairement le traitement. En cas d'urgence, le psychiatre traitant doit administrer promptement tous les traitements nécessaires, mais une fois l'urgence passée, il devrait examiner attentivement avec le malade ce qui a été fait et ce qu'il reste à faire.Il est donc recommandé:1. De respecter l'opposition d'un malade au traitement lorsque ce malade est en mesure de donner ou de refuser son consentement.2. De continuer de permettre aux psychiatres, dans le cadre des lois sur la santé mentale, de passer outre aux objections d'un malade lorsqu'il est évident qu'il a un urgent besoin du traitement et de poursuivre celui-ci selon les besoins, lorsqu'on sait qu'il améliorera grandement l'état du malade.3. Lorsque le psychiatre traitant agit à la fois dans l'intérêt du malade et d'un tiers (parent ou juge), d'en informer le malade et d'établir un ordre de priorité en fonction de la déontologie, des réalités de la situation, de sa relation avec le malade et de sa responsabilité envers lui et le public.4. De collaborer étroitement avec les généralistes et avec les autres spécialistes lorsque se présente la nécessité de traiter sans consentement les maladies physiques qui touchent un malade mental.5. De continuer à permettre aux psychiatres, sous l'égide des lois sur la santé mentale, d'exercer leur droit de congédier de l'hôpital les malades qui ne coopèrent pas, après mûre considération de l'état mental actuel du malade et des autres possibilités qu'il a d'être soigné et suivi.6. Que les psychiatres respectent les voies de droit régulières et s'efforcent défaire améliorer les lois provinciales et les règlements régissant la santé mentale afin que leurs malades reçoivent les meilleurs soins médicaux possibles.7. Que le psychiatre soignant s'adjoigne un tiers compétent (neutre) ou tout au moins, consulte un collègue lorsqu'il doit prendre la décision délicate de soigner un malade sans son consentement.

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