Partial migration or just habitat selection? Seasonal movements of roe deer in an Alpine population

William Gaudry, Jean‐Michel Gaillard

Journal of Mammalogy · 2015 · 41 citations · 51 references

DOIFull text

Open access

Concepts

Abstract

The European roe deer (Capreolus capreolus) responds to environmental conditions that vary in time and space across its distributional range, generating many different space use patterns. To test the expectation that variation in movement patterns should track changes in environmental conditions, we used the net squared displacement metric to identify the factors shaping observed movement patterns of roe deer in the French Alps. Based on 5 years of data from 25 radiomonitored roe deer (54 individual-years), we found that movements were longest in spring and summer when the normalized difference vegetation index (NDVI) was higher and shortest in autumn and winter when NDVI was lower and snow cover was present. Roe deer displayed long displacements toward high elevations with gentle slope when the NDVI was higher. The higher quality food resources at higher elevations may have compensated for the energy costs of those movements. Contrary to previous studies on roe deer in mountain ranges, we showed that roe deer movements in the northern French Alps should be interpreted as within home range habitat selection (48 cases; 89%) rather than as partial migration because very few deer (6 cases; 11%) stabilized their activity in distinct home ranges across seasons. Au sein de son aire de répartition, le chevreuil (Capreolus capreolus) rencontre des conditions environnementales variables et contrastées qui engendrent une grande variété de patrons d’utilisation de l’espace. Pour tester la prédiction que les chevreuils devraient ajuster leurs mouvements en fonction des variations spatio-temporelles de leurs ressources, nous avons identifié les facteurs expliquant les mouvements de chevreuils en milieu de montagne. Nous avons pour cela utilisé la métrique du Déplacement Net élevé au carré (NSD). Grâce au cinq années de suivi télémétrique de chevreuils dans les Alpes françaises (54 individus.années), nous avons démontré que les mouvements des animaux étaient plus grands au printemps et en été lorsque l’indice de végétation (NDVI) augmentait puis plus courts en automne et en hiver lorsque le NDVI diminuait et que le couvert nival était présent. Lorsque le NDVI augmentait, les chevreuils orientaient leurs longs déplacements vers des milieux situés en altitude avec une faible pente. Ce type de mouvement suggère que les bénéfices associés à l’utilisation de ressources de meilleure qualité dans les habitats en altitude permettent de compenser l’augmentation des coûts énergétiques provoqués par le déplacement. Contrairement aux précédentes études sur l’utilisation de l’espace par le chevreuil en milieu de montagne, nous avons montré que les mouvements des chevreuils au sein de notre aire d’étude correspondaient au processus de sélection d’habitat de troisième ordre (48 cas; 89%) plutôt qu’à de la migration partielle, puisque très peu d’individus (6 cas; 11%) avaient stabilisé leurs déplacements au sein de domaines vitaux distincts au cours des saisons.

References

51